Qui dit printemps dit période de nidification pour les animaux de nos régions. Au détour d’une promenade, vous tomberez peut-être sur un juvénile qui semble isolé ou perdu ou peut-être avez-vous eu déjà l’occasion de découvrir un nid dans votre jardin. Quand le cas se présente, il peut être tentant d’intervenir mais il vaut mieux être bien renseigné pour éviter de causer davantage de dommages à l’animal.

Sur son site internet, la Ligue royale pour la protection des oiseaux prodigue une série de conseils à appliquer en cas de rencontre inopinée. L’association recommande ainsi de commencer par observer l’environnement pour déterminer si l’animal est réellement à l’abandon.

"Un juvénile tombé du nid n’est pas forcément perdu ou à l’abandon. Certaines espèces quittent le nid très tôt pour continuer leur croissance à proximité de celui-ci. Avant de saisir un animal, nous conseillons d’observer si les parents se trouvent dans les parages et si l’endroit n’est pas trop exposé à la prédation", indique l’association.

Si les parents se trouvent dans les parages, il suffit de déposer l’oisillon dans un buisson dense ou sur une branche où il ne risque pas d’être attaqué par un chat.

Contrairement aux mammifères, les oiseaux peuvent être manipulés sans avoir à craindre qu’ils soient rejetés par leurs parents. Si vous rencontrez un faon ou un jeune lièvre, évitez toute manipulation qui pourrait pousser les parents à abandonner leur petit. "Si le cadavre de la mère n’est pas loin, il faut bien sûr intervenir. Mais si vous n’avez pas l’assurance que la mère est bien décédée, dans la plupart des cas il suffit de s’éloigner. En effet, les jeunes auront bien sûr plus de chances de survie qu’avec l’homme" ; indique la LRBPO.

"Si l’animal est blessé ou infesté de parasites, une visite dans un centre de revalidation s’impose. Ne gardez pas l’animal, et ne tentez pas de le soigner vous-même. On trouve malheureusement beaucoup de très mauvais conseils sur Internet. Seuls des professionnels sont habilités à prendre en charge la faune sauvage, et possèdent la dérogation à l’ordonnance relative à la protection de la nature."