Les centres de revalidation du pays sont de plus en plus souvent confrontés à ce problème

Depuis plusieurs années, le nombre de renards présents dans les villes belges augmente. À Bruxelles notamment, le renard fait désormais partie du paysage urbain.

Il est donc de moins en moins rare d’en croiser et pour certains citadins, la tentation de les approcher voire de les apprivoiser se fait parfois sentir. Peu farouche lorsqu’il se sent en sécurité, l’animal peut s’approcher de l’homme et accepter son contact mais ce rapprochement n’est pas sans danger.

"N’ayant plus peur de l’homme ni de son plus fidèle compagnon, le renard ne fuit plus devant un potentiel danger : un canidé agressif, un humain mal intentionné ou apeuré par l’approche d’un animal sauvage, et même une voiture roulant à toute allure. De plus, en les nourrissant, les populations augmentent artificiellement. On favorise de la sorte un déséquilibre dans les écosystèmes. D’autre part, plus il y a de renards, plus ils sont confrontés aux dangers de l’urbanisation", indique ainsi l’unique centre de revalidation pour animaux sauvages de Bruxelles.

Le centre est en effet souvent confronté au problème du nourrissage de renards. Le mois passé, il a recueilli un vieux renard qui avait été nourri par son voisinnage et était devenu dépendant de l’homme. "Les contacts permanents et rapprochés avec nombre de personnes ont fait de ce renard un animal quasiment domestiqué. Celui-ci se laisse approcher et même toucher sans aucune crainte. Cela peut poser de réels problèmes pour sa survie. En effet, même s’il est impossible de l’affirmer avec certitude, certaines blessures qu’il présente pourraient avoir été infligées par un chien. L’homme, directement ou indirectement, peut donc être une menace pour le renard. Il vaut donc mieux éviter de nourrir les renards pour leur propre bien-être et leur survie. N’oubliez pas que dans certains cas, protéger la nature, c’est aussi la laisser faire !"

Ma. Be.