Société La solution : sensibiliser les enseignants et encourager les enfants à en parler.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, en 2014, 18 % des garçons de 11 ans et 28 % des filles du même âge disaient avoir été intimidés au moins deux ou trois fois par mois au cours des derniers mois au sein de leur école. En Flandre, ces proportions tombaient à 11 %. Selon une étude de l’Université catholique de Louvain, près d’un élève sur trois serait concerné par le harcèlement scolaire. On l’aura compris, aucune école, aucune classe n’est épargnée par le phénomène.

Si le harcèlement est si difficile à combattre, c’est parce qu’il prend des formes variées et qu’il n’est pas toujours visible pour les équipes pédagogiques. Le harcèlement peut en effet revêtir plusieurs visages : insultes, menaces, isolement dans le cas du harcèlement moral ; attouchements, envoi de messages à caractère pornographique et insultes graveleuses dans le cas du harcèlement sexuel ; dégradation des fournitures scolaires dans le cas du harcèlement matériel… Et bien sûr, le cyberharcèlement dont les dégâts ne sont plus à prouver.

Le harcèlement scolaire peut avoir des effets dévastateurs pour les victimes : perte de confiance en soi, phobie scolaire, décrochage, dépression et même suicide dans les cas les plus graves. C’est pour ces raisons que les enseignants et les parents doivent être attentifs à certains signes avant-coureurs comme une perte d’appétit, une tristesse manifeste ou un manque de motivation pour tout ce qui touche à l’école.

La problématique du harcèlement scolaire fait partie des priorités de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

L’année passée, un budget de 500 000 euros a été débloqué afin de lutter contre ce fléau.