Les auditions débutent à la Chambre pour cette proposition du PS.

Les papas, comme les co-parents, ont légalement le droit à dix jours de congés payés après la naissance de leur enfant. C’est très insuffisant selon le PS, qui a déposé une proposition de loi à la Chambre visant à les étendre à vingt jours et à les rendre obligatoires.

Les auditions d’experts, d’ASBL, d’associations de patrons et de syndicats (l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, FGTB, Voka, etc.) débutent ce mercredi à la Chambre. "Dix jours, c’est bien trop court par opposition aux congés de maternité de 15 semaines auxquels ont droit les mamans. Bien sûr, cela inclut le repos médical, mais cette modification de la loi permettrait de faire évoluer les mentalités", assure Sophie Thémont, députée PS qui présente cette proposition. " C’est un fait que les femmes, généralement, s’impliquent davantage dans les tâches ménagères. Or, en imposant un congé de paternité et en le rendant plus long, on permettra au papa de s’impliquer davantage et dès le début. C’est l’une des clés pour tendre vers une véritable égalité entre les parents. Avec 10 jours, on est encore loin de la moyenne européenne !"

En Suède, en Finlande et en Islande, ce délai atteint entre 54 et 112 jours. Dans le baromètre 2018 de la Ligue des familles, 60 % des papas et co-parents se disent favorables à un congé de paternité de même durée que le congé de maternité. Et 10,8 % des hommes assurent avoir rencontré des difficultés avec leur employeur lors de la prise ou de la demande de congé de paternité. " Cela entraîne certains à hésiter à demander leur congé. En le rendant obligatoire, on supprime ce problème", conclut Sophie Thémont.