Le monde politique continue à prôner le calme

BRUXELLES C'était à prévoir. La décision du Comité des repas scolaires et communaux de Bruxelles de retirer le boeuf des menus des cantines a provoqué un flot de réactions. Plusieurs autres communes ou écoles ont commencé à prendre des mesures similaires (lire par ailleurs). Et sur le terrain politique aussi, la journée de mercredi a été riche en discussions.

Dès hier matin, lorsqu'il a pris connaissance de l'information sur les cantines bruxelloises révélées dans nos éditions, le ministre de l'Enseignement fondamental, Jean-Marc Nollet (Ecolo), que l'on sait très attentif à la qualité des repas servis aux enfants, a envoyé par porteur une lettre à la ministre fédérale de la Santé, Magda Aelvoet (Agalev).

Il s'y est en substance inquiété des risques réels encourus par les enfants, qu'il s'agisse de ceux des crèches ou des écoles. Des réunions d'experts en ont découlé, pendant une bonne partie de l'après-midi. Au terme de la journée, le monde politique a continué à appeler les responsables d'écoles et de cantines au calme. Magda Aelvoet a estimé inutile de prendre des mesures à ce stade. `Il ne faut céder à aucune panique ou psychose, même s'il faut se préoccuper des inquiétudes des gens´, a pour sa part indiqué le cabinet de la ministre francophone de la Santé, Nicole Maréchal (Ecolo).

Au cabinet Nollet, on a continué à jouer l'apaisement affiché la veille. `Si des éléments neufs devaient apparaître, la ministre Aelvoet nous en informerait immédiatement pour nous permettre de prendre des mesures´, y indiquait-on. `Mais à ce stade rien ne justifie la prise de mesures générales, même s'il reste loisible aux pouvoirs organisateurs d'aller plus loin.´ Le sujet devrait être évoqué ce jeudi lors de la réunion du gouvernement de la Communauté française.