Quelque 27% font par ailleurs le déplacement à pied et 22% utilisent parfois les transports en commun, alors que 58% sont amenés en voiture.

"Le nombre d'écoliers qui viennent à vélo peut vraiment augmenter. Sachant qu'un quart de la circulation aux heures de pointe est constituée de la circulation scolaire, cela peut avoir un impact considérable sur la réduction des embouteillages", pointe Touring. D'autant plus que 40% des déplacements domicile-école sont inférieurs à trois kilomètres.

L'organisation de mobilité relève des différences majeures entre les régions. En Wallonie, 73% des élèves sont ainsi conduits à l'école et ramenés en voiture, contre 48% à Bruxelles. Dans la capitale, les élèves vont davantage à pied (41%) à l'école et le vélo représente quant à lui 24% de ces déplacements.

"La Flandre fait beaucoup mieux dans ce domaine avec pas moins de 57%" des déplacements domicile-école à vélo, note Touring. À l'inverse, en Wallonie, seulement 7% choisissent le deux-roues, précise Touring.

Les transports en commun sont quant à eux davantage utilisés en Wallonie (23%) qu'à Bruxelles (19%) et en Flandre (15%).

"La rapidité reste l'argument principal pour un parent sur deux qui amène ses enfants à l'école en voiture. En effet, 35% d'entre eux pointent le confort et 31% le manque de transports en commun", souligne encore l'organisation de mobilité.

Ceux qui optent pour le vélo le font pour des raisons d'efficacité (59%), de rapidité (37%) et/ou de confort (24%), un ratio similaire aux marcheurs. Quant aux usagers des transports en commun, ils mettent l'efficacité en avant comme raison de leur choix à hauteur de 35%.

"Il y a encore beaucoup de potentiel dans l'utilisation du vélo, à condition que l'infrastructure soit rendue plus sûre", estime encore Touring. Plus de 50% des parents/grands-parents interrogés ne considèrent en effet pas les abords des écoles sécurisés.

"Les écoles elles-mêmes peuvent également faire des efforts dans ce domaine, par exemple en proposant des déplacements à vélo encadrés en groupe ou en concevant des itinéraires plus sûrs", conclut l'organisation.