Opter pour le taux le plus bas n’est pas toujours une bonne chose. Attention aux obligations assorties…

LOUVAIN Fort d’un réseau de 55 agences à travers le pays, Immotheker s’est forgé une solide réputation en l’espace de 15 ans en matière de conseils aux crédits hypothécaires.

Des conseils loin d’être superflus, à en juger par les résultats de l’enquête menée en collaboration avec Ivox pour jauger le niveau de connaissances des (candidats) emprunteurs souvent victimes de préjugés ou de manque d’informations.

En effet, contrairement aux idées reçues, ce n’est pas parce que les taux sur l’épargne sont au plus bas que les crédits hypothécaires sont bon marché.

De même, plus de la moitié des sondés (ayant acheté une habitation au cours des 2 dernières années) pensent qu’il est obligatoire de faire verser son salaire sur un compte dans la banque auprès de laquelle le crédit est contracté, et ce, avant de pouvoir signer le contrat.

Plus étonnant encore, près de 40 % des emprunteurs croient qu’une fois un crédit hypothécaire contracté dans une banque, ils ne peuvent plus aller trouver une autre banque pour obtenir un refinancement (en cas de baisse des taux, naturellement).

Pour combler cette lacune en informations et éviter aux emprunteurs de désagréables surprises pouvant coûter cher, Immotheker vient d’éditer une brochure intitulée SOS Crédit hypothécaire fourmillant d’infos et de cas pratiques.

Un exemple ? Opter pour le taux hypothécaire le plus bas n’est pas forcément la meilleure option. “C’est le coût total qui compte” , explique John Romain, directeur d’Immotheker.

“Le principal facteur de frais supplémentaires (outre les frais d’acte de crédit) provient de l’assurance solde restant dû (ASRD). Souvent, elle est une condition obligatoire pour obtenir le crédit. Certaines institutions proposent des crédits hypothécaires à taux avantageux, mais compensent en obligeant l’emprunteur à contracter une ASRD (plus chère).”

Il continue : “D’autres obligations telles que l’ouverture d’un compte et la domiciliation de salaire ou la signature d’un contrat d’assurance-habitation peuvent faire baisser le taux du crédit mais, si l’une de ces conditions n’est pas respectée sur toute la durée du crédit, le taux de base est alors appliqué et l’économie apparente se transforme alors en surcoût parfois désastreux.”



© La Dernière Heure 2010