Société Nous avons accompagné Ludovic Boucart qui a mis en place des "Chemins de l’éveil" pour permettre à tous de se ressourcer en ville.

Percevoir et prendre le temps de ressentir les énergies naturelles. Voilà ce que propose Ludovic Boucart, qui se présente lui-même comme un chaman urbain. Ce géobiologue est capable de percevoir les énergies naturelles d’un lieu et de les faire circuler. Il vient de mettre en place un parcours particulier dans les rues du centre de Mons et dans le quartier de l’Abbaye de La Cambre, à Bruxelles. Il les a appelés les chemins de l’éveil. Un terme un peu mystique qu’il assume pleinement.

"Tout est parti de mes observations de voyages", nous explique-t-il depuis son bureau de l’avenue Louise. "De nombreuses personnes font des pèlerinages pour se ressourcer. Souvent, ça demande un effort physique pour atteindre le lieu final. L’erreur que la plupart des gens font est de croire que la finalité est le Graal. En réalité, c’est en chemin vers le lieu de culte qu’il se passe des choses, des phénomènes énergétiques qui nous permettent d’affronter notre passé, s’ancrer dans le présent et imaginer son futur. C’est ce que j’ai voulu créer en ville avec ces chemins chargés d’énergies, de courants telluriques… C’est pour apprendre aux gens à se retrouver, à être sensibles à certains éléments. En chemin, on a les idées plus claires. On peut faire le vide et un travail personnel, se revitaliser après le boulot, en étant attentif aux énergies des lieux, en fonction de ce qu’on désire."

Plutôt sceptique, on a tenté l’expérience un après-midi en compagnie de Ludovic Boucart. Le test débute à la fin de l’avenue Louise, dans une zone chargée d’énergies propices à l’amour. Bien qu’on ne puisse l’expliquer, on a été prise à la gorge. Il explique alors que ce lieu est chargé d’énergies qui vont travailler sur le cœur : "On va mieux comprendre le présent pour créer un nouveau futur. Si on était plus à l’écoute de nos corps, de nos émotions et des énergies, on serait en paix avec nous-mêmes. On pourrait éviter des burn-outs, par exemple. Il faut être attentif à soi, au ressenti qu’on a dans un certain lieu."

La balade introspective se poursuit dans le parc de l’abbaye de la Cambre. Quand on descend les marches, on a envie de suivre spontanément le chemin qui est devant nous. On est emportés par un "courant tellurique. C’est une rivière d’énergie telle qu’on en trouve sur des chemins de pèlerinage. Les anciens faisaient appel à des maîtres bâtisseurs qui connaissaient ces lignes et les énergies. Ils construisaient des lieux de culte en fonction de celles-ci."

L’expérience se poursuit dans différents autres endroits du parc (marches, bancs, pied d’un arbre, allées…). On est invitée à ressentir physiquement des choses, sans savoir si on est sur une ligne d’énergie positive ou non. On se laisse porter. Des frissons nous parcourent parfois l’échine. On est plus détendue. C’est sans doute dû aussi au fait d’avoir pu se promener durant deux heures dans un parc, à l’écoute de soi, sans avoir été poussée par des suggestions verbales du chaman. Il s’est contenté de nous apporter dans des lieux et nous demander ce qu’on ressentait, avant de nous expliquer sur quel chakra ou quelle partie du corps l’énergie ressentie travaillait. Qu’on croit ou non aux influences des énergies d’un lieu, ce fut une expérience surprenante dans laquelle on a pris le temps de s’écouter et de se comprendre.