Comme bien d'autres restaurateurs, les annonces du Comité de concertation du 16 octobre dernier ont eu l'effet d'un coup de massue pour Lionel Rigolet. Déjà en difficultés depuis plusieurs mois, c'est à cette date que le chef étoilé a appris la nouvelle fermeture de son établissement, pour une durée indéterminée.

Cinq mois plus tard, la situation n'a pas évolué et le restaurateur et son équipe oscillent toujours entre colère, espoir et incertitude.

Cette fois, il est grand temps de rouvrir, estime Lionel Rigolet. "C’est une question de survie", a-t-il déclaré sur les ondes de La Première ce matin. "Là, ça devient impossible. Le métier est à l’agonie, donc il faut vraiment qu’ils nous laissent rouvrir", a-t-il encore imploré.

La date du 1er mai, évoquée par les autorités pour la réouverture de l'Horeca, n'a pas encore été officiellement confirmée. Ce qui inquiète le secteur.

"On en a assez, maintenant"

Ce qui irrite surtout le restaurateur, c'est l'incohérence de certaines règles: " Quand j’entends encore ce matin tout ce qu'il se passe dans les trains, dans ci, dans là, je pense qu’on a le droit de rouvrir".
Cette réouverture serait justifiée, à ses yeux, au vu des mesures que lui et son équipe ont prises, notamment au niveau du système de ventilation: "On brasse 11.000 mètres cubes qui sont renouvelés toutes les heures. Vous n’avez pas ça dans les trains, vous n’avez pas ça ailleurs. On peut espacer les clients comme on l’a déjà fait".

Concernant l'éventualité d'imposer des tests rapides à l'entrée des restaurants, le chef ne s'est pas montré très favorable:  "Ca va prendre un temps énorme et c’est de nouveau une perte de temps. Si, en plus, il continue à y avoir le couvre-feu à 22 h, comment allons-nous faire ?", s'est-il interrogé. "Il faut quand même assouplir certaines mesures. Je pense qu’on en a assez, maintenant", a-t-il conclu.