Société Isolement, dépression, comportements asociaux… La misophonie, ou la haine de certains sons touche entre 5 et 10 % de la population.

Tic-tac d’une horloge, mastications, tapotement du clavier d’un ordinateur… Imaginez votre quotidien si tous ces sons obnubilaient votre esprit et en venaient à littéralement vous gâcher la vie. Eh bien, pour certains d’entre nous, c’est une réalité.

Ce trouble psychique porte un nom : la misophonie, qui se traduit par la haine de certains sons. "C’est un symptôme assez curieux qui fait que l’on devient intolérant à certains sons. Ces sons peuvent vous crisper, vous énerver, voire produire de la colère et même une sensation de dégoût. En fait, c’est une zone du cerveau qui réagit aux bruits et qui déclenche une émotion négative, c’est vraiment une mise en relation du son avec l’émotion", explique Maud Real, logopède spécialiste en acouphène et hyperacousie (TRT) au CHU Saint-Pierre à Bruxelles, qui voit de plus en plus de patients atteints défiler dans son cabinet.