À moins de trois semaines de la rentrée des classes, ni les parents, ni les enseignants ni les élèves eux-mêmes ne savent à quoi la rentrée scolaire ressemblera. Si les ministres de l’Enseignement se sont accordés à la fin du mois de juin sur quatre scénarios potentiels dépendant de l’évolution de l’épidémie dans notre pays, aucune autorité n’a encore spécifié lequel de ces scénarios sera d’application à partir du premier septembre ni même si toutes les écoles devront respecter les mêmes règles. Lors de la présentation du scénario, les trois ministres de l’Éducation avaient en effet indiqué que la décision finale reviendrait aux experts et qu’il n’était pas exclu que les codes varient d’une école à l’autre en fonction des réalités locales.

Du côté du cabinet de la ministre francophone de l’Éducation Caroline Désir, on nous répétait mercredi que la décision appartiendrait au CNS et aux experts. Mais du côté de CNS, on nous affirme que c’est aux ministres de l’Enseignement que revient la décision. "L’enseignement est une compétence communautaire. Le fédéral n’a donc aucun pouvoir sur cette décision. Si les ministres de l’Éducation souhaitent un avis des experts, ils peuvent le demander. Mais ce n’est pas quelque chose d’automatique. À ce jour, aucun des trois ministres n’en a encore fait la demande", nous explique-t-on du côté du CNS.

"Les ministres se réunissent et discutent actuellement de la situation. Ce n’est pas une décision qui nécessite une réunion du CNS. Les experts du GEES ont rendu différents avis. On verra en fonction de ceux-ci si on reste en phase jaune, comme au mois de juin ou si un autre code doit être suivi", indique quant à lui Nicolas Reynders, porte-parole de Pierre-Yves Jeholet, ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles.