"Les résultats de cette année s'inscrivent dans la lignée des éditions précédentes, sans invité surprise. Les grives mauvis par exemple sont bien présentes au jardin. Mais cela n’est pas comparable à 2018-2019 où l’afflux avait été exceptionnel suite à la super fructification des arbustes. Contrairement à d’autres années, nous n’observons donc pas d’invasion particulière d’une espèce cet hiver.", observe Anne Weiserbs, ornithologue à Natagora

Plusieurs espèces pourtant très différentes poursuivent une progression remarquable de longue durée : le chardonneret élégant, le choucas des tours, le pic vert et le pigeon ramier. À l’inverse, d'autres pourtant très répandues encore dans nos jardins poursuivent une érosion continue comme l’accenteur mouchet et la tourterelle turque.

"Les verdiers d'Europe sont en déclin depuis 2014. Depuis deux ans, nous observons également un recul très marqué du Pinson des arbres. Ces deux espèces subissent probablement des pertes en lien avec la Trichomonase, une maladie parasitaire. D’où l’importance de bien nettoyer les mangeoires afin d’éviter la transmission des maladies, surtout pour ces espèces grégaires", poursuit Anne Weiserbs

Les espèces des milieux agricoles gardent un statut précaire : c’est le cas du moineau friquet et du bruant jaune en particulier. Les espèces forestières présentent naturellement une évolution en dent de scies. Cette année se caractérise par un creux, ce qui laisse penser qu’elles trouvent leur nourriture ailleurs qu’au jardin. Du côté des espèces exotiques, la perruche à collier est toujours en grande progression.

Jusqu’à la fin de la semaine, Natagora invite les participants à encoder leurs résultats sur www.natagora.be/oiseaux, même s’ils ont observé peu ou pas d’oiseaux, chaque résultats compte ! L’association poursuivra son analyse.