Enseignement supérieur La FEF déplore une situation qui risque de nuire à de nombreux étudiants.

Les étudiants belges pourraient bien ne pas remettre les pieds à l’université cette année. Suite à une concertation entre les recteurs, des universités francophones de Belgique, la décision a été prise de prolonger l’enseignement à distance jusqu’à la fin du quadrimestre, soit jusqu’au 16 mai inclus.

"Nous sommes conscients que cette mesure a un impact important pour certaines formes d’enseignement qui s’adaptent difficilement à une modalité à distance comme c’est le cas pour certains travaux pratiques et stages" , admet l’UCLouvain sur sa page Facebook.

La question du maintien des examens n’a pas encore été tranchée.

"Il est aujourd’hui prématuré de prendre des décisions en matière d’organisation des examens. Cependant, nous devons anticiper la possibilité que certaines restrictions de mobilité et de regroupement de personnes soient encore en vigueur d’ici la fin de l’année et lors de la session d’examens de juin. Nous avons donc pris la décision de nous préparer dès à présent à tous les scénarios possibles de manière à offrir les solutions pédagogiques, technologiques et logistiques les plus appropriées à la situation sanitaire que nous connaîtrons en Belgique après le mois d’avril. Notre volonté est d’éviter de prolonger l’année académique et d’éviter de reporter des activités pédagogiques à l’année académique suivante" , précise l’UCLouvain.

"Outre l’aspect protecteur, le prolongement des cours à distance permet une planification sereine dans la continuité en évitant les problèmes d’un retour hypothétique et à une date inconnue vers l’enseignement en présentiel" , s’est réjoui l’ULiège dans un communiqué.

Décision prématurée pour la FEF

Mais la Fédération des étudiants francophones (FEF) est loin de partager le même enthousiasme. "On est extrêmement surpris par cette décision qui a été prise très rapidement. On ne sait pas encore combien de temps les mesures de confinement vont durer et les universités anticipent déjà jusqu’à la fin de l’année. Le problème, c’est que les cours à distance représentent un challenge aussi bien pour les étudiants que pour les professeurs. Tout le monde n’a pas un ordinateur, et une connexion qui permet de supporter d’être en ligne avec 500 autres étudiants sans subir de bug informatique" , déplore Chems Mabrouk, présidente de la FEF.

La Fédération étudiante demande en compensation que des supports écrits soient mis à disposition des étudiants afin qu’ils ne soient pas dépendants des aléas d’une connexion internet.

Elle demande aussi que les mémoires puissent être rendus plus tard que prévu.