Les chiffres restent bloqués à un niveau deux à trois fois supérieur aux seuils quotidiens qu’il faudrait atteindre pour envisager de desserrer l’étreinte des mesures sanitaires, à savoir 800 infections et 75 hospitalisations.

Les consignes précisées dans l’arrêté ministériel du 28 novembre restent d’actualité : pas question de prévoir de grandes fêtes pour Noël ou la Saint-Sylvestre. Les réveillons devront se passer en (tout) petit comité : chez soi, avec les personnes vivant sous le même toit, avec maximum un invité en plus, toujours le même (pour une période de six semaines). Une seule exception est prévue, les 24 et 25 décembre (mais pas le 31), pour les personnes qui vivent seules. Elles pourront recevoir deux personnes à la fois : leur "contact rapproché" et un invité supplémentaire.

Si une famille invite Mamie le 24 décembre, elle ne peut pas recevoir Granny le lendemain pour échanger les cadeaux. Pas question non plus de fractionner les groupes en échelonnant les visites : les enfants pour l’apéro ; les cousins pour le déjeuner ; les petits-enfants pour le goûter ; les copains pour le dîner…

Les rassemblements de plus de quatre personnes restent aussi interdits. Oubliées donc les garden parties autour du brasero… Une famille de six peut faire fondre des chamallows sur le feu, mais il est interdit d’inviter des cousins, des amis, des voisins à se joindre à elle, même en respectant les distances de sécurité.

Rappelons aussi que le couvre-feu (imposé par le fédéral) de minuit à 5 heures restera effectif jusqu’au 15 janvier, incluant donc la nuit de la Saint-Sylvestre. En Wallonie et à Bruxelles, un couvre-feu plus strict - de 22 heures à 6 heures - est en vigueur jusqu’au 13 décembre. On verra si la mesure est prolongée.

Pour le reste, les pétards et les feux d’artifice sont aussi interdits. Les fêtes se résumeront donc à peu de chose : un repas chez soi, en toute petite bulle.