Il a rappelé que des règles strictes encadrent l'inviolabilité du domicile. Autrement dit: non, la police ne peut pas rentrer chez n'importe qui avec pour seul but de vérifier le respect des règles corona. Les policiers peuvent pénétrer le domicile si l'habitant y donne son accord, mais pour le reste une perquisition ne peut se faire qu'avec un mandat, dans les conditions prévues par la loi, ou dans certains cas bien définis, a rappelé le ministre.

Un de ces cas est s'il y a flagrant délit. La police pourrait donc entrer chez quelqu'un s'il y a "de sérieuses indications" qu'il s'y passe une fête interdite, et pas seulement sur base de "soupçons", interprète-t-il. Il prend l'exemple de la présence de nombreuses voitures garées, ou de nuisances sonores importantes.

Le Collège des procureurs généraux a également intégré un obstacle supplémentaire, affirme le ministre, en exigeant une autorisation préalable du procureur du Roi.

Quant au cas prévoyant une perquisition possible en cas de danger menaçant la vie ou l'intégrité physique de personnes, le ministre estime qu'il faut l'envisager avec prudence. Ignorer le refus de l'habitant sous ce prétexte pourrait être "disproportionné", commente-t-il, tout en se faisant rassurant: toutes les autorités connaissent ces règles, assure-t-il.