La fin de la vaccination orale ne se fait pas sans mal

BRUXELLES Il fallait s’y attendre : la suppression du vaccin oral contre la polio ne se fait pas sans difficultés. On le sait, depuis le 1 er janvier, les médecins sont désormais dans l’obligation d’employer un vaccin injectable, utilisé de façon couplée avec le vaccin pour la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. Mais voilà, la société chargée de produire le vaccin combiné n’arrive pas à suivre les commandes des médecins ! Depuis le début de l’année, on assiste ainsi à une pénurie du nouveau vaccin !
En Flandre, un médecin a déclaré que les autorités accordaient trop peu de temps aux fabricants pour la production des stocks nécessaires . La décision concernant les livraisons n a été prise de fin novembre .

Du côté francophone, on assiste également à des retards dans la livraison. "Lorsque l’on passe à une nouveauté, il y a toujours du retard, même si on prépare cela minutieusement", explique-t-on à la Direction de la santé de la Communauté française. "Le fait que le passage au vaccin injectable coïncide avec les fêtes de fin d’année n’a évidemment rien fait pour faciliter les choses ! Cela a tout naturellement engendré un engorgement dans les commandes. On fait, en tout cas, le maximum pour réduire les délais de livraison."
A la Communauté française, on estime ainsi que tout devrait être rentré dans l’ordre dans les deux semaines à venir. Le vaccin combiné devrait être disponible dès le 17 janvier. Et, d’ici là, que faire si vous avez un bambin qui doit être vacciné ? "Mieux vaut postposer la vaccination de deux ou trois semaines. Cela ne pose aucun problème. Les médecins ont reçu des consignes à ce sujet." Quant à la ministre francophone de la Santé, Nicole Maréchal, elle rappelle que ce sont les meilleurs vaccins qui ont été choisis. Un souci qui expliquerait en partie le retard…