À l’aube d’une rentrée hors norme, on en sait enfin plus sur la façon dont les écoles maternelles, primaires et secondaires vont pouvoir faire leur rentrée. Mais concernant le potentiel impact d’un tel événement sur la suite de l’évolution épidémique, beaucoup moins. "Les moins de 10 ans sont des populations qui présentent très peu de risques. Pour les 10-15 ans, c’est plus flou et les jeunes de plus de 15 ans rejoignent la population adulte au niveau du profil. Ils peuvent être des contaminateurs même s’ils feront des formes plus bénignes. En dessous, je crois vraiment qu’il n’y a pas de problème mais au-dessus, il faut réagir comme avec des adultes. Je pense notamment au port du masque et au respect des gestes barrières", indique Yves Coppieters, médecin épidémiologiste.

Même si les enfants sont moins gravement malades et qu’ils ne sont pas les principaux transmetteurs du virus, sachant que moins de 5 % des cas en Europe concernent les enfants, jusque 18 ans. "Lorsqu’un diagnostic de Covid-19 est posé, les enfants sont beaucoup moins susceptibles d’être hospitalisés que les adultes", poursuit-il. Et selon Pierre Smeesters, chef du service pédiatrie à l’hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola Huderf, chercheur en faculté de médecine ULB, "il y aura des clusters dans les écoles mais on ne sait pas si ce sera 5, 10 ou 1 000". "Toutefois, la balance entre les bénéfices et les risques est en faveur d’un retour à la réalité. L’enfant doit être prioritaire dans l’optique d’un retour à la normale . Les données doivent encore être analysées et les recommandations changeront si nécessaire. Actuellement, on pense qu’ils ne sont pas des super-contaminateurs et ils présentent sûrement une immunité plus importante même si un doute persiste chez les adolescents et les investigations dans ce sens se poursuivront."