L'âge moyen de la voiture du Belge: 7 ans, 4 mois et 21 jours

BRUXELLES Le prince Philippe a inauguré vendredi le 79e Salon international des véhicules utilitaires et de loisirs et motos.

Dès ce samedi et jusqu'au dimanche 21 janvier, le grand public est attendu pour découvrir camions, fourgonnettes, 4X 4, breaks et autres motos. Pour rappel, le Salon est ouvert de 10 h à 19 h en semaine et de 10 h à 18 h 30 les week-ends. Pour les adultes, l'entrée coûte 350 FB (8,68 ). Pour les enfants de 6 à 12 ans, c'est 175 FB (4,34 ).

Ce Salon sera peut-être pour vous l'occasion de changer de voiture. Vous la trouvez vraiment vieille? Les chiffres de la Febiac (Fédération de l'industrie automobile) sur l'âge des voitures belges sont très surprenants. Lisez plutôt.

Même si le nombre de véhicules neufs immatriculés grimpe sans arrêt (plus de 500.000 l'an passé), l'âge moyen des voitures en circulation augmente. Aujourd'hui, l'âge moyen de l'auto du citoyen belge est 7 ans, 4 mois et 21 jours. C'est beaucoup.

Et cet âge moyen du parc de voitures est en constante augmentation depuis 20 ans. En 1982, par exemple, une voiture avait une durée de vie moyenne d'un peu plus de 5 ans. Voici dix ans, cet âge moyen est passé à 6 ans. Pour dépasser en l'an 2000 les 7 ans.

La moitié pollue trop

A priori, on aurait tendance à expliquer ce vieillissement par la qualité des autos. Elles sont meilleures et tiennent plus longtemps. Ce facteur joue évidemment mais ne sertait pas le plus déterminant, nous dit la Febiac. `Le vieillissement du parc auto s'est accéléré de manière inquiétante au cours des dernières années, plus particulièrement depuis l'introduction de la taxe de mise en circulation (en juin 1992), précise Nadine Atanassoff, conseiller économique. Le système fiscal actuellement en vigueur en Belgique est complètement à contre-courant: la TMC appliquée aux voitures neuves décourage leur achat alors que la TMC sur les voitures d'occasion encourage l'achat de véhicules plus anciens puisqu'elle est dégressive de 10% par année d'âge du véhicule.´

Economiquement, la Febiac aimerait bien un changement de ces mesures fiscales. L'industrie verrait bien des incitants structurels encourageant le rajeunissement du parc. D'un point de vue environnemental, cette cure se justifie aussi. En 1999, près de la moitié des voitures belges en circulation ne répondaient pas aux normes antipollution édictées par l'Union européenne.