Coronavirus oblige, les écoles n’ont pas eu la possibilité d’organiser ces deux dernières années des fancy-fairs et autres événements festifs destinés à accroître la cohésion de groupe au sein de l’école mais aussi et surtout à faire entre un peu d’argent dans les caisses.

Les écoles de l’enseignement libre comptent tout particulièrement sur ces rentrées financières. "Les fancy-fairs sont un soutien important pour les finances des écoles. Chez nous, c’est ce qui nous permet d’acheter la Saint-Nicolas et les Pâques des enfants mais aussi d’acheter du matériel et de financer des petits travaux. Sans fêtes, c’est très compliqué", explique Christine Toumpsin, directrice d’une école libre à Bruxelles.

"Avec l’annulation deux années de suite, les écoles se sont vues privées d’un apport bienvenu pour combler le différentiel entre les écoles libres et subventionnées", abonde Bernard Hubien, porte-parole de l’Ufapec (Union francophones des associations de parents de l’enseignement catholique).

"Certaines écoles ont organisé des ventes de gaufres ou de lasagnes ou des tombolas qui peuvent se faire à distance. Certaines ont évoqué l’idée d’organiser des marches parrainées avec des groupes de marcheurs de maximum dix personnes. Sans ces rentrées, les écoles sont très dépourvues. La situation est quelquefois très difficile."