Société La Belgique n’est pas le pire élève européen mais n’en est pas non plus le meilleur.

Certaines nouvelles technologies (voitures autonomes, park assist, caméras de recul…) ont permis ou permettront de révolutionner notre façon de conduire en la sécurisant. D’autres ont amené des comportements dangereux encore très marginaux il y a trente ans. Notamment le fait de conduire tout en téléphonant.

Malgré la modernisation du parc automobile, un conducteur belge sur cinq continue d’avoir des conservations téléphoniques, GSM collé à l’oreille, alors qu’il est en train de rouler.

Pis : 28 % des conducteurs ont admis avoir lu ou écrit un SMS ou un mail alors qu’il conduisait, durant le mois précédant l’enquête. "C’est très problématique lorsque l’on sait que la distraction au volant est l’un des facteurs aggravants les plus cités lors d’accidents de la circulation", déplore Benoît Godart, porte-parole de l’institut Vias.

À ce niveau, la Belgique n’est pas le pire élève mais n’en est pas non plus un bon. Elle figure à la 8e place européenne en la matière, la première étant occupée par les Portugais qui sont 36,6 % à lire et écrire des SMS en conduisant. "Les Anglais ne sont que 14,5 % à adopter ce comportement. Preuve qu’il y a moyen de faire nettement mieux", affirme Benoît Godart.

C’est du côté du continent africain que l’usage du téléphone au volant est le plus présent, l’Égypte raflant la première place avec 51,6 % des conducteurs concernés.