Ce cercle vicieux introduit par les marques comme Zara ou H&M a un nom, la Fast Fashion. Ses conséquences sont dramatiques.

Nous changeons trop vite de vêtements. Cet aspect de la surconsommation a donné nom à un concept que de nombreuses ONG, comme Greenpeace, dénoncent. Il s’agit de la Fast Fashion . À l’instar de ce que les fast food sont à la gastronomie, la Fast Fashion l’est à l’habillement, pas cher, de piètre qualité, déshumanisé et dangereux pour l’environnement.

Les cycles de vie des vêtements ont raccourci de 50 % entre 1992 et 2002. C’est au début des années 2000 que la tendance s’est développée. Cette spirale, on la doit entre autres aux nouveaux styles réalisés par des marques telles que Zara et H&M.

Les collections sont par exemple renouvelées jusqu’à 24 fois par an pour Zara et 16 fois pour H&M…

Ces deux marques sont devenues en une vingtaine d’années les plus gros vendeurs de vêtements. Leur fonctionnement est basé sur le vite acheté, vite jeté.

Selon un rapport McKinsey, la production mondiale de vêtements a doublé entre 2000 et 2014. Résultat, la consommation aussi : le nombre de vêtements achetés par personne chaque année a augmenté de 60 %. Alors qu’en 2002, les ventes de vêtements valaient 1 billion de dollars (soit mille milliards), ce chiffre est passé à 1,8 billion de dollars en 2015 - et il devrait atteindre 2,1 billions de dollars d’ici 2025…

Juteux marché s’il en est. Cependant, pour augmenter leurs marges, ces marques n’hésitent pas à établir leur ligne de production dans des pays comme le Bangladesh, la Chine ou le Vietnam. Régulièrement, des accusations de travail de mineurs les incriminent.

En outre, dénoncent les ONG comme Greenpeace, l’impact environnemental de ce modèle est désastreux et ne semble pas tendre vers une amélioration. Par exemple, l’achat et l’utilisation de vêtements représentent 3 % des émissions mondiales de CO2.

À côté de cela, citons l’impact environnemental des cultures intensives de coton boostées à l’aide d’engrais chimique et de pesticides. Sans compter que ces vêtements dont on ne veut plus ne sont pas tous recyclés et redeviennent des déchets…

La solution? La Slow Fashion, comme le Slow Food. En somme, il est nécessaire de privilégier la qualité pour que vos vêtements retrouvent une durée de vie normale, recommande Greenpeace.