Depuis le début du conflit en Ukraine, les initiatives se multiplient à travers l’Europe pour venir en aide au peuple ukrainien. Les récoltes de vêtements, de médicaments ou de matériel médical, ainsi que d’autres biens de première nécessité vont bon train. Différents comptes d’ONG ont aussi été ouverts pour tenter de venir en aide à la population.

Plus localement, on voit aussi que les initiatives se multiplient. De nombreux citoyens n’ont pas hésité à rallier la Pologne pour venir en aide aux Ukrainiens ayant fui le conflit, que ce soit sur place ou en assurant leur exode vers la Belgique.

Un élan de solidarité auquel tout le monde semble vouloir apporter sa contribution. Ainsi, le chocolatier Beugnies (Courtrai) a lancé la commercialisation de chocolats dont la moitié des bénéfices seront reversés au consortium d’aide à l’Ukraine. Une initiative louable, mais qui n’est visiblement pas appréciée par tous. Non pour le geste, mais plutôt pour la symbolique choisie par l’entreprise flandrienne qui commercialise ces chocolats… en forme de grenade. Un symbole lié à la guerre, auquel de nombreux clients auraient préféré une forme plus poétique, comme un cœur.

Ils sont nombreux à avoir réagi sur la page Facebook de la chocolaterie Beugnies.

Ce à quoi l’entreprise a répondu, en justifiant son choix polémique. "Tout n’est pas que bonheur sur terre, mais c’est aussi, fort heureusement, la planète où pousse notre cacao."

Pourquoi des grenades ? "On parle de la guerre. Cela doit être clair. Les gens regardent les infos, compatissent. Mais cette émotion disparaît généralement très vite et l’on zappe vers du divertissement. Nous avons choisi, en tant que chocolatiers, de lancer une action en faveur du consortium Ukraine 1212. Notre attention a été attirée sur cette forme de grenade. Cela reflète la réalité dans les territoires en guerre. C’est un signal fort qui doit attirer l’attention des consommateurs. Est-ce de la controverse ? Oui, certainement. Dans quelques jours ce sera Pâques et nous le célébrerons en famille, en espérant un soleil printanier…"

Le chocolatier a décidé de produire 2 000 grenades, et d’ainsi reverser 5 000 € en faveur de l’Ukraine.