La ministre Durant privilégie le plan de mobilité des entreprises. Dexia montre l'exemple

BRUXELLES Dans son projet de plan de mobilité, la ministre des Transports, Isabelle Durant (Ecolo), avait souhaité taxer davantage les voitures de société. La ministre, qui veut limiter au maximum la congestion du réseau, voit d'un mauvais oeil cette augmentation phénoménale de véhicules de firmes. Son idée était de porter la part privée annuelle taxée de 5.000 à 12.000 km.

L'imparfait est de rigueur. Sur impulsion des libéraux, Isabelle Durant a dû mettre ce projet au placard. La ministre mise aujourd'hui sur la bonne volonté des entreprises en matière de plan de gestion de la mobilité. Le gouvernement a décidé d'inciter les firmes à établir des plans locaux de gestion de mobilité pour les activités qui les concernent. De tels plans de gestion de mobilité s'articulent en deux phases, explique le cabinet. Il s'agit d'abord de réaliser un diagnostic régulièrement actualisé de la mobilité. Sur base de ce diagnostic, les acteurs mettent en oeuvre des mesures qui encouragent une moindre utilisation de la voiture individuelle et qui favorisent l'utilisation des modes de transport durables (marche, vélo, covoiturage, transports en commun). Le diagnostic est demandé aujourd'hui à toutes les entreprises d'au moins 100 travailleurs.

Plusieurs firmes ont déjà montré l'exemple. Lundi, c'est Dexia qui dévoilait les mesures prises en faveur de ses 4.000 collaborateurs travaillant à Bruxelles, dont 66% utilisent déjà les transports en commun. Dexia va désormais prendre intégralement à sa charge le prix des abonnements SNCB, Tec, Stib ou De Lijn. Les motards, cyclistes et piétons recevront une indemnité kilométrique. La banque encourage aussi le covoiturage: le chauffeur aura un parking gratuit et une indemnité, versée elle aussi au(x) passager(s). Par contre, les nouveaux engagés venant seuls en voiture privée ne toucheront plus l'indemnité complémentaire traditionnelle.