Société

Plus de 15 000 personnes aveugles ou malvoyantes en Belgique doivent se battre encore plus pour exercer un travail dans un monde ou préjugés, mobilité et méconnaissance sont des freins à l’emploi considérables. La Ligue Braille lance aujourd'hui une campagne d’information pour favoriser l’insertion professionnelle des handicapés visuels.


“Pour les personnes aveugles et malvoyantes, tout est un challenge”, débute Christine Mausaert, Directrice des Services francophones de la Ligue Braille. Se lever, se doucher, s’habiller, se préparer un petit-déjeuner et enfin sortir de chez soi pour marcher ou prendre les transports en commun : ce qui semble si familier et simple pour tous les bien-voyants est déjà une victoire pour une personne sur 14 en Belgique.

On compte approximativement 15 000 personnes en situation de handicap visuel en Belgique, dont 80 % sont malvoyants et 20 % aveugles. Et trouver un emploi est loin d’être évident pour eux tous.

Premier frein, la mobilité, d’après une enquête menée par la Ligue Braille. “Une mise à l’emploi demande énormément de préalables. Et la spécificité de la Ligue Braille, depuis 50 ans, c’est de prendre en compte le stagiaire dans son ensemble”, explique Erik Deraeck, responsable adjoint du Service emploi et formation de la Ligue Braille, “Mon but premier quand je rencontre un bénéficiaire, c’est de savoir si elle a toutes les ressources mobilisables suffisantes pour se lancer dans une recherche d’emploi”. Et souvent, à force de discussions et d’écoute, les personnes ayant des difficultés visuelles en passe de suivre des formations qualifiantes ou aidantes sont orientées vers l’un ou l’autre service, tous gratuits, de la Ligue Braille. Ce qui va du coaching mobilité à comment être efficient dans le choix de ses vêtements, mieux utiliser les avancées technologiques ou encore comment organiser sa cuisine pour la sécuriser et s’autonomiser. (...)