Société La concurrence des ferrailleurs joue un rôle négatif.

Chaque année, plus de 220 000 réfrigérateurs et congélateurs n’arrivent pas dans un centre de traitement agréé, selon une enquête menée par Recupel. Les objets disparus sont à l’origine d’émissions de C02 équivalant à environ 42 000 tours de la Terre avec un véhicule diesel, illustre l’ASBL chargée de la collecte et du traitement des appareils électr(on)iques et des ampoules usagés. Recupel calcule ce chiffre en fonction des 686 459 réfrigérateurs et congélateurs mis sur le marché l’an dernier. En retour, 425 612 sont rentrés chez Recupel ou l’un de ses partenaires en vue d’un recyclage correct et 5 % des vieux appareils se sont vu offrir une deuxième vie.

Un réfrigérateur contient des liquides de refroidissement et des gaz d’expansion nocifs. Si ces substances ne sont pas soigneusement éliminées, elles peuvent endommager la couche d’ozone et contribuer au réchauffement climatique, détaille l’association. Un appareil mal traité a le même impact que les émissions de CO2 produites par un trajet en voiture de 7 500 kilomètres.

Par ailleurs, Recupel est à même de récupérer 98 % des matériaux (cuivre, fer, aluminium…) contenus dans un réfrigérateur par le biais de techniques de recyclage.

En cause : le réseau parallèle des ferrailleurs qui offrent 15 euros par appareil usagé aux fabricants de cuisines et aux vendeurs d’électro pour extraire certaines matières des frigos et ensuite les revendre.