Société

La vitesse autorisée pour les trottinettes électriques passe demain/vendredi de 18 à 25 km/heure, tout comme les cyclomoteurs, mais aussi surprenant que cela puisse paraître le port du casque pour piloter de tels engins n'est pas obligatoire même s'il est vivement conseillé par les autorités. 

Une situation dénoncée toutefois par les motards de l'asbl Fedemot. La législation belge distingue en effet deux types "d'engins de déplacement", à savoir les "engins non-motorisés" propulsés par la seule force musculaire du ou des ses occupants et les "engins de déplacement motorisé", soit "tout véhicule à moteur à deux roues ou plus qui ne peut, par sa construction et par la seule puissance de son moteur, dépasser sur une route en palier la vitesse de 18 km/h."

Entrent notamment dans cette catégorie les trottinettes électriques dont la vitesse maximale autorisée passera dès ce 31 mai à 25km/h. Une aberration pour les motards qui demandent que les conducteurs de tels engins soient tenus de porter au minimum un casque comme les cyclistes, souligne Jean-Marie Jorssen, le président de Fedemot.

Un point de vue qui n'est toutefois pas entièrement partagé par l'institut Vias (ex-IBSR, ndlr.) pour qui la vitesse n'est pas le seul argument à prendre en compte, explique son porte-parole Benoît Godart qui conseille cependant vivement le port d'un casque étant donné que ces engins sont dotés de très petites roues et que la moindre aspérité dans le revêtement peut entraîner des chutes.

Toutefois poursuit le porte-parole de Vias, il s'agit également d'engins de déplacement multimodaux. On ne peut dès lors pas demander aux utilisateurs de ceux-ci de se munir en permanence d'un casque. Et de rappeler le succès rencontré par les trottinettes électriques en cas de grève des transports en commun, par exemple.