Société

Si les résultats se confirmaient sur des humains, il suffirait d'un complément alimentaire ou des aliments spécifiques pour traiter l'obésité

BRUXELLES Une équipe de l’UCL a découvert que les micro-organismes de la flore intestinale jouent un rôle important

BRUXELLES C’est une découverte belge qui mérite d’être soulignée. Elle pourrait aider plusieurs Belges souffrant d’obésité ou pouvant en souffrir… Cela pourrait peut-être aider plusieurs personnes à éviter le surpoids dans le futur.

Des chercheurs de l’UCL (de la Louvain Drug Research Institute, plus exactement) ont découvert un des mécanismes qui provoquent l’obésité.

Les chercheurs, menés par le professeur Patrice Cani, en collaboration étroite avec le professeur Giulio Muccioli, ont découvert que des micro-organismes de la flore intestinale jouent un rôle essentiel dans le développement des adipocytes (cellules graisseuses).

Les chercheurs se sont basés sur une étude réalisée sur des souris obèses.

Selon le communiqué de l’UCL, “l’équipe montre que l’expansion du tissu adipeux (graisses), l’inflammation et le diabète de type 2 observés chez les souris obèses sont directement liés aux variations de la composition de la microflore et, surtout, à la production d’endocannabinoïdes dans l’intestin et le tissu adipeux.”

Concrètement et pour faire simple, les micro-organismes inciteraient les cellules graisseuses (adipocytes) à se multiplier et grossir.

Pour les chercheurs belges, une chose reste toutefois à élucider : “La manière dont les micro-organismes intestinaux produisent ces changements métaboliques. Une piste serait que certains nutriments issus des bactéries agissent directement sur ces processus : l’équipe UCL montre dans cette étude que l’utilisation de prébiotiques permet de modifier la microflore intestinale des souris obèses ainsi que leur système endocannabinoïde, permettant de restaurer la barrière intestinale, de diminuer l’inflammation et le développement de la masse grasse.”

Cette étude, 100 % belge – il est bon de le rappeler – permet de mieux comprendre “les interactions majeures qui existent entre les bactéries intestinales et le métabolisme du tissu adipeux”.



© La Dernière Heure 2010