Avec la pub pour l'ouverture à Bruxelles de son magasin Sisley, Benetton joue à nouveau la carte de la provocation

BRUXELLES Nous vous en parlions hier, les publicitaires ne reculent devant aucune audace pour aguicher le public. A ce niveau, s'il est bien une société qui excelle dans l'art de la provocation, c'est Benetton. Ainsi, la campagne d'affichage que l'on peut découvrir actuellement à Bruxelles pour l'ouverture, rue Neuve, du plus grand magasin au monde de la marque Sisley (la gamme branchée de Benetton).

L'image est pour le moins frappante, puisqu'on y voit un homme agrippant d'une main ferme une poitrine de femme (revêtue, rassurez-vous, d'une robe rouge). Une séance de pelotage comme on n'en voit pas tous les jours en rue!

Du côté de Sisley, on affirme ne pas avoir reçu de réclamations jusqu'ici. `Cette campagne a déjà été utilisée en Italie et elle n'a choqué personne´, nous explique-t-on. `En Belgique, non plus, nous n'avons pas eu de réactions négatives.´ En tout cas, la publicité semble avoir atteint son objectif: ne pas passer inaperçue! `Si on voit cette affiche, elle doit normalement titiller la curiosité et pousser le client à aller dans le magasin pour voir ce que c'est.´

Sisley reste ainsi fidèle à la méthode Benetton: que ce soit en bien ou en mal, l'essentiel est de faire parler de soi! Tout le monde a encore en mémoire les publicités chocs estampillées United Colors. Un malade du sida agonisant sur son lit, des réfugiés sautant d'un bateau, des religieux qui s'embrassent ou encore une collection de sexes. Avec Benetton, les tabous n'existent plus!

En mai dernier, la marque s'est cependant séparée de son photographe, Oliviero Toscani, grand maître d'oeuvre des pubs racoleuses. Sa campagne mettant en scène des condamnés à mort avait dépassé les limites. Mais si Toscani n'est plus là, les méthodes n'ont pas changé pour autant. Les affiches Sisley sont là pour le prouver.

Découvrez une série de pubs provocatrices de Benetton