Une application appelée Budd aidera les participants à mieux évaluer leurs risques et fournira également un moyen de contacter les prestataires de soins, annonce jeudi l'IMT. Les soirées chemsex sont des événements sexuels où les participants utilisent des drogues synthétiques. Ce sont des fêtes qui peuvent durer des jours, où différents médicaments sont combinés et qui obligent, dans certains cas, les pratiquants à s'accorder plusieurs jours de récupération. Lors de ces soirées, les participants s'exposent à de nombreux risques.

Une étude de l'IMT menée par Corinne Herrijgers a cartographié les besoins du groupe sur la base d'entretiens approfondis. Les chercheurs ont remarqué ces dernières années que les hommes gays en particulier s'exposent inconsciemment à de nombreux risques pendant la pratique du chemsex.

Les recherches de l'IMT montrent que certaines personnes parviennent à bien intégrer ces pratiques sexuelles dans leur vie quotidienne, mais que d'autres subissent de graves conséquences négatives pour leur vie privée et professionnelle.

Pour aider ce dernier groupe, l'IMT a donc développé une application, Budd, en collaboration avec l'Université d'Anvers, Sensoa et le centre d'expertise flamand pour l'alcool et autres drogues (VAD).

Les utilisateurs peuvent surveiller leur bien-être mental, leur consommation de drogue et leur santé sexuelle via l'application. Laquelle met également en garde contre les combinaisons de médicaments dangereuses. Corinne Herrijgers souligne que l'application ne mettra pas en péril la vie privée de l'utilisateur: "Budd ne conduira pas à la stigmatisation, nous nous sommes spécifiquement assurés de rendre tout complètement anonyme".

Durant le déroulement de ce projet pilote, il sera testé dans quelle mesure les utilisateurs sont prêts à utiliser l'application et si elle leur offre une valeur ajoutée. L'application sera mise à disposition du grand public à une date ultérieure.