Société

L’appareil a été testé avec succès par la police de Gand


BRUXELLES Sur la route, les automobilistes qui ne respectent pas le code de la route sont de moins en moins tranquilles. Non seulement la police multiplie les opérations de contrôle de grande envergure pour la vitesse mais elle dispose de moyens de plus en plus modernes et efficaces pour contrôler les contrevenants. Après les radars automatiques, la numérisation des P-V, les jumelles radar, le radar laser, voici le radar qui permet de contrôler la profondeur de rainures des pneus alors que les véhicules sont en mouvement.

Dans le code de la route, il est indiqué que la profondeur minimale des rainures des pneus doit être de 1,6 mm sur les ¾ de la bande de roulement. Or, il a déjà été constaté que 12 % des automobilistes roulent avec des pneus non conformes. Si on ajoute à cela le surgonflage ou le sous-gonflage, les pneus représentent la première cause technique d’accident.

C’est dire l’importance de pouvoir contrôler ce paramètre pour les forces de l’ordre. Jusqu’ici, il existait de petites réglettes manuelles que l’on ne peut utiliser que lorsque le véhicule est à l’arrêt. Désormais, le contrôle des pneumatiques entre dans une nouvelle ère.

La société Traffic Observer, déjà à l’origine du radar laser, a mis au point un appareil révolutionnaire qui a été testé avec succès par la zone de police de Gand. Le système est tout à fait invisible car intégré dans la voirie. Lorsque le véhicule passe dessus (aussi bien sur une aire à vitesse modérée que sur autoroute), les pneus sont scannés automatiquement. D’après l’image obtenue, l’appareil est capable de déterminer précisément la profondeur des pneus.

Lors du test réalisé à Gand en collaboration avec l’IBSR et l’Upex (l’organisation des experts automobiles), 2.097 véhicules ont été contrôlés et 30 P-V ont été dressés. Car, non content de contrôler la profondeur des rainures, le système flashe le véhicule qui peut être intercepté un peu plus loin. Cela permet donc de dresser un P-V mais également d’adresser un message de prévention en plus de l’amende encourue.

Pour l’instant, l’appareil n’est qu’en phase de test mais le secrétaire d’État à la Mobilité Etienne Schouppe s’est montré intéressé par les résultats. Un intérêt qui pourrait déboucher un jour sur une mise en action sur le terrain de ce système.

© La Dernière Heure 2009