Il en ressort qu'une entreprise belge sur cinq est en risque de faillite. "Il y a un volet positif : si on n'avait pas pris de mesures de soutien, comme le chômage temporaire, le report de la TVA, les mesures d'accompagnement bancaire, entre autres, 40 % des entreprises seraient en très grosse difficulté, en risque de faillite donc. Au lieu de 20 % comme nous l'observons aujourd'hui", témoigne M. Timmermans

Il ajoute que 16 % des entreprises qui étaient en bonne santé avant la crise sont aujourd'hui confrontées à ce risque. "Il s'agit surtout de PME, qui emploient entre 5 et 20 personnes, et d'entreprises jeunes qui ont moins de quatre ans", soit pas moins 300.000 personnes travaillent dans ces entreprises-là, note le patron des patrons. "Il y aura sans doute quelques grosses restructurations dont tout le monde va parler, mais surtout des milliers de petites entreprises qui vont tomber. Ce sera ressenti de manière moins choquante, mais ne sera pas moins grave pour autant".

Le tourisme, l'événementiel, la culture, l'horeca seront les secteurs les plus touchés, bien qu'il y aura aussi des dégâts dans le commerce, le textile, l'ameublement et l'alimentation, met-il en garde.

M. Timmermans recommande aux politiques de se préparer: "La vraie crise est devant nous et qu'elle va durer longtemps. On ne va vraisemblablement pas revenir à un niveau acceptable de croissance économique avant la mi-2021, les faillites vont arriver, la hausse du chômage structurel, l'impact sur le pouvoir d'achat".