La bonne planque va revivre au théâtre avec une équipe belge. Et Roberto D’Orazio

NIVELLES L’entreprise est dirigée par François Pirette (voir ci-dessous) : monter sur des scènes belges La bonne planque, une comédie qui a marqué des millions sinon de spectateurs, au moins de téléspectateurs.
Le participant le plus inattendu à cette Bonne planque s’appelle Roberto D’Orazio, célèbre syndicaliste et, surtout, pour ce qui concerne notre sujet, ami de François Pirette depuis une quinzaine d’années: «C’est pour lui que je suis apparu récemment dans son show de télé. La motivation est la même pour le théâtre. François est un garçon qui, sans ménager l’être humain, lui porte beaucoup de respect. J’aime son humour. De plus, il s’intéresse aux épreuves que traversent ses contemporains. Il était dans la Marche blanche. A son niveau, il nous soutient.«
La perspective de figurer dans La bonne planque l’amuse visiblement: «Il faut saisir les occasions que l’on vous donne de découvrir des choses. Je vais de toute façon avoir un petit rôle, celui d’un gangster. Je n’ai pas encore le texte, d’ailleurs. Comme à peu près tout le monde, j’ai évidemment vu autrefois La bonne planque sur le petit écran. Bourvil était un bonhomme exceptionnel.«

Il voulait être artiste peintre, il est devenu électricien

L’univers du spectacle l’attire: “Il faut que je me sente bien avec les gens. C’est le cas avec François et ceux qu’il a choisis. Nous allons rester ensemble un certain temps puisque beaucoup de dates sont prévues.«
Quand on lui demande s’il pourrait faire de la comédie son métier, il répond: «Je suis déjà engagé dans le syndicalisme, même si ce n’est pas à proprement parler un métier. C’est la prise en charge des problèmes sociaux des gens. Mais sait-on ce que l’on va devenir? Moi, j’étais parti pour être artiste peintre et je me suis retrouvé électricien. Par ailleurs, nous sommes un peu tous comédiens dans notre société dans la mesure où un rôle nous est à chacun dévolu, ne serait-ce que par rapport à des principes ou aux engagements que l’on prend. Donc, soyons clair, monter sur scène ne constitue pas chez moi une ambition. Sans l’amitié qui me lie à François Pirette, je n’y aurais jamais songé. Et puis, comme vous savez, j’ai du temps…«
Il précise que si le même Pirette lui propose d’autres aventures dans le même registre, il est d’ores et déjà partant.
Au cinéma, il avoue un faible pour Gérard Depardieu ou Patrick Dewaere, Robert De Niro… Il apprécie le septième art néoréaliste italien, Nino Manfredi, Vittorio Gassman…

A Verviers

«Autrefois, se souvient-il , j’ai travaillé comme opérateur dans les salles de cinéma.
Hier en début d’après-midi, Roberto D’Orazio nous attendait au centre de Nivelles. Lorsque notre photographe lui a expliqué l’idée de la photo, on l’a senti un peu réticent. Puis, très vite, il a accepté de jouer le jeu. Nous avons parcouru quelques mètres et c’est lui qui a choisi le bistrot où nous allions réaliser l’interview et les clichés. Nous avons débarqué avec nos revolvers – pas chargés – dans un établissement accueillant où nous avons dû, dans un premier temps, faire une certaine impression à la clientèle…
Roberto d’Orazio a beaucoup ri en maniant les armes face à l’objectif de notre photographe! C’est hier, devant nous, qu’il a commencé à créer son rôle…
Au début du mois de janvier, il va découvrir l’univers des répétitions de théâtre. Puis, au mois de mars, ce seront les premières représentations au Grand Théâtre de Verviers. Et puis la tournée. Et une nouvelle vie? Allez savoir…