Au cabinet de la ministre Laanan, on ne souhaite pas intervenir dans ce débat scientifique

BRUXELLES Alors qu'une étude canadienne conteste l'efficacité du vaccin contre le cancer du col de l'utérus et pointe les risques d'effets secondaires (dont de décès), le cabinet de la ministre de la Santé de la Fédération Wallonie-Bruxelles Fadila Laanan (PS) répond qu'il existe des mesures de vigilance.

Une étude canadienne, dont les résultats sont rapportés mardi par Le Soir, estime qu'à ce jour, l'efficacité des vaccins dans la prévention du cancer du col de l'utérus n'a pas été démontrée, tandis que les risques restent à évaluer complètement.

Un vaccin contre le virus papillomavirus (HPV) fabriqué par GSK (Cervarix) est proposé gratuitement depuis cette année scolaire aux adolescentes en deuxième secondaire fréquentant les écoles wallonnes et bruxelloises.

Au cabinet de la ministre Laanan, on ne souhaite pas intervenir dans ce débat scientifique.

Fin août 2011, la ministre indiquait dans un communiqué que la Communauté flamande proposait une telle vaccination via la médecine scolaire depuis septembre 2010, que le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) - qui produit des études scientifiques pour documenter les pouvoirs publics- recommandait l'introduction combinée de la vaccination et du dépistage et que le Conseil supérieur de la Santé recommandait depuis 2007 l'introduction de ce vaccin dans les programmes de vaccination.

Mme Laanen concluait toutefois que "si des éléments nouveaux devaient amener à reconstituer le rapport risques/bénéfices, il est évident que les recommandations et les décisions qui s'en suivront seraient prises".

Ce communiqué faisait suite à un courrier adressé à la ministre par le collectif "Initiative citoyenne", qui pointait les risques liés aux vaccins contre le cancer du col de l'utérus. "Aux Etats-Unis, les vaccins Gardasil et Cervarix ont déjà officiellement entraîné à ce jour 22.194 effets secondaires et 97 décès", rapportait le Collectif dans sa lettre.

Du côté de la ministre de l'Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet (cdH), on ne souhaite pas réagir, la campagne de vaccination étant du ressort de la ministre de la Santé.

© La Dernière Heure 2012