Le variant brésilien a également été abordé lors du Comité de concertation. Aucune mesure supplémentaire n’a finalement été prise pour les voyageurs qui se rendraient au Brésil ou en reviendraient. "Il est de toute façon interdit de se rendre au Brésil, sauf pour des raisons essentielles. Et, évidemment, il y a le protocole classique à suivre si vous revenez du Brésil", rapporte Karl Lagatie, porte-parole des Affaires étrangères.

Pourtant, la France a annoncé prendre les devants ce mercredi et étudie des solutions de rapatriement du Brésil pour ses ressortissants, via des "vols particuliers ou indirects".

Selon le virologue Yves Van Laethem, il est urgent d’adopter une attitude commune en Europe face à l’émergence de ces variants. "Au vu de la situation, il faudrait déconseiller, voire interdire, les voyages vers le Brésil. Ça fait partie des grandes lignes qu’on devrait verbaliser afin de sensibiliser le public aux risques. Ce serait approprié au vu de ce qu’il se passe. Les risques sont encore mal cernés. Il faut une position commune concernant ces trajets aériens. Si la politique de contrôle est efficace, on surveille mieux l’évolution d’un variant. On doit également appliquer rigoureusement l’isolement des personnes, qu’elles soient positives ou non. Cela nécessite une approche globale." Face à la flambée du variant au Brésil, Pfizer a dès lors indiqué que son vaccin conserve une efficacité "élevée" contre les variants actuels mais une efficacité inférieure par rapport à la souche initiale. Toutefois, la question d’une troisième dose est étudiée. D’autres laboratoires disent être capables de proposer de nouvelles formules, plus efficaces face aux mutations du virus.

L.J.