Lorsque l’on voit l’engouement lors de ventes de bijoux historiques, on peut imaginer que les prix s’envoleront.

Deux superbes joyaux seront vendus le 27 novembre à Vienne. Ils ont appartenu à l’archiduchesse Marie Valérie d’Autriche, dernier enfant de l’empereur François Joseph et de l’impératrice Sissi.

Il s’agit d’un diadème en diamants et perles d’Orient réalisé par Wilhelm Haarstrick et estimé entre 100 000 et 200 000 euros et une broche de corsage également en perles et diamants du joaillier autrichien Köchert qui était alors fort prisé par les Habsbourg. Ce bijou est quant à lui évalué entre 60 000 et 100 000 euros. Lorsque l’on voit l’engouement lors de ventes de bijoux historiques et ici en l’occurrence de la fille préférée de Sissi, on peut imaginer que les prix s’envoleront.

De son union avec l’empereur François-Joseph, l’impératrice Sissi a eu quatre enfants : Sophie (1855-1857), Gisèle (1856-1930), Rodolphe (1858-1889) marié avec la princesse Stéphanie de Belgique et Marie Valérie (1866-1939).

Depuis la naissance de son fils Rodolphe, l’impératrice a entrepris de longs et réguliers voyages loin de Vienne où elle se sent oppressée.

Subjuguée par la Hongrie, c’est sous son impulsion que la double monarchie se concrétise. Elle devient au côté de son époux impératrice d’Autriche et reine de Hongrie.

Sissi se rapproche alors de l’empereur et c’est ainsi que Marie Valérie voit le jour huit ans après Rodolphe. La naissance a lieu à Budapest pour prouver l’attachement de Sissi à son nouveau royaume. L’enfant est très choyée par Sissi qui n’a pourtant pas eu jusque là une grande fibre maternelle. Elle s’occupe quasiment exclusivement du bébé qu’elle prénomme à sa guise sans référence à des ancêtres.

Marie Valérie a la chance de pouvoir choisir son époux qui ne lui est pas imposé comme pour sa sœur Gisèle. Son dévolu se porte sur un cousin, l’archiduc François Salvator d’Autriche-Toscane. Les noces sont célébrées en 1890 au domaine de Bad Ischl où l’empereur et l’impératrice aiment passer des séjours en famille. Le lieu est toujours aujourd’hui géré par un descendant de Marie Valérie.

Une union dans un premier temps heureuse couronnée par la naissance de 10 enfants. L’archiduc multipliera ensuite les aventures extraconjugales.

Après la mort de Sissi poignardée à Genève en 1898, Marie Valérie se rapproche de son père. Le vieil empereur qui se levait tous les jours à 3h pour prendre connaissance des dernières nouvelles du front en pleine Première Guerre mondiale, s’éteint en 1916 Marie Valérie à ses côtés.

À la chute de l’empire et le départ en exil de son cousin l’empereur Charles (grand-père du prince Lorenz de Belgique) en 1919, Marie Valérie décida quant à elle de rester en Autriche. Elle avait hérité du château de Persenbeug et de la Kaiservilla de Bad Ischl. Sa grande générosité lui donna le surnom de L’Ange de Wallsee. Elle avait fondé des hôpitaux et des hospices.

L’archiduchesse n’avait que 56 ans lorsqu’elle s’éteignit des suites d’un lymphome. Elle repose au cimetière de Sindelburg près de Wallsee.