Il était monté sur le terrain à Gand. Il hésite à respecter l'interdiction lors du match contre Westerlo

MOLENBEEK Incroyable mais vrai : Johan Vermeersch, grand patron du Brussels, ne peut plus rentrer dans son propre stade jusqu'au 18 août. Concrètement, cela signifie qu'il rate les matches contre Westerlo (à domicile, ce week-end) et au Standard (le week-end prochain).

Que s'est-il passé ? Le 28 octobre 2006, lors de Gand - Brussels (3-3), Vermeersch était monté sur le terrain pendant le match parce que l'arbitre Bourdouxhe avait exclu Kalulika, un de ses joueurs, à la suite de quoi, son club avait encaissé un but. Le big boss du Brussels avait offert sa veste à l'arbitre. "Pour indiquer qu'il devait rentrer chez lui. Contrairement à ce que certains ont interprété, je ne lui ai pas montré mon portefeuille." Et cela avait obligé ses joueurs à quitter le terrain. La police de Gand avait dressé un procès-verbal.

"On est jeudi. J'ai le temps de réfléchir si je viens au match"

L'Union belge l'avait déjà sanctionné (défense de circuler dans la zone neutre et 2.500 euros d'amende), mais le ministère de l'Intérieur y a ajouté trois mois d'interdiction de stade et une amende. Heureusement pour Vermeersch, la sanction est valable du 19 mai au 18 août, donc pendant l'entre-saison.

En clair : Vermeersch ne peut pas assister à Brussels-Westerlo. Va-t-il s'y tenir ? "En théorie, c'est vrai que je suis exclu, dit Vermeersch. Mais l'interdiction ne m'empêche pas d'être au stade pendant toute la journée. Ou bien est-ce que c'est aussi défendu ?"

Vermeersch n'exclut pas qu'il sera quand même présent dans le stade, contre Westerlo. "Je ne sais pas encore. On n'est que jeudi. Je n'ai pas commis d'erreurs, ce fameux samedi soir à Gand. On vit dans une démocratie, et tout le monde a le droit de s'exprimer. C'est l'arbitre qui a commis quatre erreurs professionnelles. Cela a été prouvé au Comité Exécutif de la Fédération."

Et que dira Vermeersch si un supporter se comportait comme il l'avait fait à La Gantoise ? "Un supporter n'a pas l'opportunité de monter sur le terrain. C'est clair : il faut respecter les règles du système. Et si on les bafoue ou qu'on viole la loi, il faut accepter la sanction. C'est ce que je fais."

Vermeersch a donc aussi dû payer une amende de 2.500 euros. "Ce n'est pas important", conclut-il.



© La Dernière Heure 2007