Les clichés, les préjugés, les inégalités de genre, les résistances au changement sont nombreux en ce qui concerne la place des femmes dans la société, dans toutes ses dimensions. Mais pourquoi alors qu’il y a "une volonté réelle et affichée, de changer les choses" se heurtent-elles à des "résistances cachées" ? "Ce qui fait que les écarts entre les hommes et les femmes persistent, de manière assez stable", explique Nathalie Fragneux, professeure à l’Institut supérieur de philosophie à l’UCLouvain.

Même si les choses évoluent, la transformation est lente. Et l’arrivée d’un enfant en particulier n’arrange pas les inégalités, au contraire : "On a constaté dans des études que les jeunes couples sont assez égalitaires jusqu’à l’arrivée du premier enfant. Au moment du congé de maternité se remettent en place des prises en charge inégalitaires de la maison, de la famille…"

Dans la sphère professionnelle, c’est pareil. Les femmes ont intériorisé la croyance d’être "moins bonnes que les hommes". Des préjugés inconscients parfois partagés par les hommes et les femmes et qui mènent à une inégalité des genres dont voici quelques exemples.

Les violences : psychologiques, physiques, sexuelles ou institutionnelles. 98 % des femmes sont victimes de harcèlement dans les lieux publics. À voir, pour comprendre "de l’intérieur", la série H24 soit 24 courts-métrages de 3 ou 4 minutes qui rendent compte des violences faites aux femmes au quotidien. Édifiant.

Le sexisme : qui infériorise, culpabilise, rabaisse, méprise, écrase avec des mots, des comportements…

L’autocensure : Inconsciente "Je ne serai jamais capable", "Je suis nulle" ou consciente "Mieux vaut que je me taise".

La catégorisation : les normes de genre sont intériorisées dès le plus jeune âge. Exemple ? Nombre de jeunes filles s’orientent vers des carrières du "care" dites féminines.E.W.