Société

Pierre et Ross n’étaient vraiment pas à leur coup d’essai lorsqu’ils ont lancé, en avril dernier, la Kékette, “une bière qui fait du bien là où elle passe”, comme la décrit Ross Tapp, gérant du bar Mozzies dans la bonne ville de Caen.

Voilà deux ans, les deux compères avaient déjà lancé l’Embuscade, une bière blonde agrémentée de vin blanc et d’une pointe de Calvados.

Et pour faire une bonne bière, Pierre et Ross avaient dû prendre le chemin de la Belgique, n’ayant pas trouvé leur bonheur en France.

Ils se sont finalement retrouvés un peu par hasard du côté de Binche, un endroit que Pierre et Ross, deux copains de lycée aujourd’hui âges d’une trentaine d’années, connaissaient bien pour y avoir réalisé quelques solides virées.

“Nous avions d’abord contacté la brasserie du Bock, qui nous a conseillé la Brasserie La Binchoise car elle est très compétente dans le type de bière que nous voulions réaliser”, explique Pierre Pellerin, imprimeur à Lisieux.

Et c’est lors de l’une de ces soirées disons festives que l’idée d’une nouvelle bière a germé. “Nous cherchions un nom rigolo”, se souvient Pierre Pellerin. C’est alors que la suggestion de la Kékette est sortie…

Lancée dans la région de Caen voilà trois mois, la Kékette a rapidement séduit pas mal de palais : elle est aujourd’hui distribuée du côté de Nantes et de Rennes. Et bientôt à Paris. “Si cela continue, nous allons passer à une production annuelle de 400 à 500 hectolitres.”

Le nom, bien entendu, suscite l’intérêt premier du consommateur : tout le marketing de la bière jouant bien entendu sur le nom kékette. La bière fait le reste.

Elle est par contre introuvable en Belgique, même si elle est brassée, comme l’Embuscade, par la Brasserie La Binchoise. “Nous avons quelques contacts à Namur et à Louvain-la-Neuve”, explique Pierre Pellerin.

Reste à voir si elle donnera du plaisir aux amateurs belges de bière : la Kékette a en effet été conçue pour le marché français. “Elle n’est pas trop chargée d’amertume, pour correspondre au goût français”, souligne Pierre Pellerin.

C’est en tout cas une bière blonde assez légère, tirant 6,2 degrés.