L’oncle écope de 6 ans; et la tante, de 4 mois avec un sursis de 3 ans

TRIBUNALMARCHE-EN-FAMENNE Le prononcé est tombé mercredi matin. 10 ans de prison ferme. Pas de sursis. C’est la peine dont écopent les parents des quatre enfants maltraités d’Érezée. Soit la durée pendant laquelle leur progéniture aura subi les pires sévices.

Le père avait sollicité le sursis. La mère, en état de récidive légale, n’y avait plus droit. Qu’importe. Le tribunal correctionnel de Marche n’aura fait preuve d’aucune indulgence envers les deux bourreaux.

Les parents des quatre enfants maltraités d’Érezée écopent chacun d’une peine d’emprisonnement de 10 ans ferme pour maltraitance et traitements dégradants. Soit le maximum prévu. C’est que la liste des charges n’appelle guère à la clémence.

Le juge Lambrecht évoque des faits au caractère “particulièrement odieux”, allant des coups de poing et de pied, aux bassins d’urine jetés sur les gamins. Sans parler de la durée de la période infractionnelle, s’étalant de 2003 à 2012.

Quant aux circonstances atténuantes, le tribunal n’en a retenu aucune. À peine évoque-t-on les capacités intellectuelles très limitées de la mère, proche de la débilité. Et encore, l’argument constitue une lame à double tranchant. “Sa dangerosité est encore accentuée par une faible capacité à se remettre en question.”

En 2004 déjà, elle avait été condamnée à une peine d’emprisonnement pour des faits de même nature.

Les parents n’étaient pas les seuls sur le banc des prévenus. Le frère du père et sa jeune compagne – enceinte – étaient poursuivis pour leur implication à des degrés divers. La tante écope de quatre mois avec un sursis de trois ans.

Quant à l’oncle, accusé d’avoir infligé des brûlures de cigarettes aux enfants et d’avoir, entre autres, participé à la fameuse scène de la valise, il écope de 6 ans de prison. Il a cependant échappé à l’arrestation immédiate.

Nicolas Poës