rio de janeiro En 2005, dans la perspective de l’organisation des Jeux Panaméricains de 2007, la tribune populaire du Maracaña est abattue. Tous les ouvriers en charge de ce travail sont des gens qui, le dimanche, occupent une place dans cette tribune folklorique. Même sous la pluie, ils y jouent de la musique, dansent la samba, chantent, shootent dans une balle de tennis, se prennent mutuellement en photo… Chaque but, chaque match est prétexte à la fête d’un peuple pour lequel le football constitue bien souvent la seule source de distraction hebdomadaire. Alors, la démolition de la geral, comme ils l’appellent, ils n’en veulent pas. Mais la FIFA se montre intraitable : s’il veut survivre, le Maracanã doit se moderniser. On enfonce le terrain d’un mètre quarante, de nouvelles rampes d’accès aux tribunes sont installées et la tribune populaire est remplacée par des places assises. Le stade offre désormais une capacité plus importante, de nouvelles places de parking sont aménagées mais, surtout, le marquoir électronique, inauguré en 1979 à l’occasion d’un match entre Flamengo et America, est remplacé par deux écrans de télévision haute-définition de 10 X 6 mètres. Le hall omnisports est également doté de nouveaux sièges et de l’air conditionné. Cette fois, le coût des travaux s’élève à 304 millions de reais (107 millions d’euros). Un montant astronomique que le gouvernement de Rio justifie en affirmant qu’il ne sera désormais plus nécessaire de transformer le stade dans l’optique de la Coupe du Monde 2014. Une nouvelle erreur de jugement…