Le Scherzo, entièrement construit par des amateurs bénévoles, a été mis à l’eau samedi

INAUGURATIONBRUXELLES “C’est la fin d’une folle aventure qui se termine mais d’une autre qui commence”, explique Marc Vermeulen, administrateur-délégué de l’association Du vent et des voiles. Après huit années de travail, le voilier en bois est enfin inauguré. Le Scherzo aura rassemblé des élèves en menuiserie et ébénisterie de l’institut Diderot à Bruxelles ainsique des bénévoles, tous passionnés de navigation.

Un parcours du combattant qui aura été semé d’embûches. Initialement, ce voilier unique -entièrement en bois d’acajou- devait être terminé pour 2009. “On nous a volés pour 7.000 € de matériel ce qui a pas mal ralenti les travaux”, explique Marc Vermeulen, 65 ans, initiateur du projet.

Au final, le voilier de 12 mètres aura coûté 125.000 €. “Il y a plein d’objets qui sont tout à fait uniques dans ce bateau qu’on ne va jamais retrouver dans le commerce parce qu’ils sont fabriqués à la main. C’est ça qui est beau”, explique Marc qui navigue depuis 40 ans.

À la base du projet, une petite annonce dans un journal nautique. Un Bruxellois offrait tout le bois nécessaire pour la confection d’un bateau. Une aubaine pour cette association, qui a financé le reste à l’aide de cotisations et surtout de subsides.

Samedi en début d’après-midi, le Scherzo était mis à l’eau avec succès, sous le parrainage de la ministre de tutelle du port de Bruxelles, Brigitte Grouwels (CD&V).

Une fois qu’il aura rejoint Ostende par les canaux, il remplira, entre autre, des missions sociales. Il accueillera des jeunes Bruxellois à son bord et fera également découvrir les joies du grand large à des personnes handicapées. Et selon les plus jeunes, ça vaut la peine de monter à bord. “On a une sensation de liberté, on se sent bien sur un bateau”, déclare Juliette, 13 ans.

Cet été, le bateau école prendra le cap des côtes anglaises mais l’objectif est bien plus ambitieux encore : “Un jour, il traversera l’Atlantique”, espère Marc Vermeulen.

Une chose est sûre, pour Marc, les constructions de bateaux, c’est terminé. “Je ne suis pas du tout prêt à recommencer. Je vais désormais reprendre les rennes du club. On l’a délaissé car ce bateau nous prenait tout notre temps”, conclut-il, soulagé de pouvoir enfin naviguer à son bord.

N. G.