Ce sont les infractions de roulagequi donnent le plus lieu à ces peines

MAISONS DE JUSTICEBELGIQUE Huit peines de travail sur dix sont menées à bien, révèle le rapport d’activités 2012 des Maisons de justice.

“La peine de travail rencontre un très haut taux de réussite (78  %). Cela constitue donc un outil important dans l’exécution crédible et efficace des peines”, se félicite Annie Devos, directrice générale des Maisons de justice. “On maintient la personne dans la société, mais en travaillant sur ses habilités sociales et en la cadrant pour éviter qu’elle ne récidive.”

En 2012, 9.564 peines de travail ont ainsi été exécutées (9.332 en 2011). 5.722 au sud contre 3.842 au nord du pays.

Dans 90 % des cas, ce sont des hommes qui sont condamnés à de telles peines et 70 % d’entre eux sont âgés de 18 à 34 ans.

Ce sont nos tribunaux de police qui infligent 40 % de ces peines à la suite d’infractions de roulage. Viennent ensuite les délits contre les biens, les délits contre les personnes et les délits de drogue.

Pour l’anecdote, dix individus ont également effectué une peine de travail en 2012 pour des délits sexuels d’ordre général. Autrement dit : majoritairement pour des faits d’exhibitionnisme.

Quant au nombre d’heures prestées : 60 % des condamnés écopent de 46 à 105 heures (le minimum étant de 20 heures et le maximum de 300, voire de 600 en cas de récidive).

En Belgique, 5.000 places sont disponibles pour permettre l’exécution de ces travaux d’intérêt général. “Dans 54 % des cas, la peine est effectuée dans l’année du jugement et endéans les deux ans dans 90 % des cas”, précise Annie Devos.

Maisons de repos, hôpitaux, sociétés de protection animale, musées, centres d’aide aux personnes handicapées, tels sont, entre autres, les lieux où atterrissent les condamnés.

Au home Baudouin, qui s’occupe des sans-abri à Bruxelles, on accueille des condamnés depuis une vingtaine d’années. En 2012, ils ont été 22 à y travailler. “Seuls deux d’entre eux n’ont pas réussi à effectuer leur peine de travail”, indique Hélène Van Blommen, assistante sociale. “C’est en effet très rare qu’ils n’arrivent pas à s’intégrer à l’équipe. Sauf quand il y a un manque de volonté.”

D. Ha.