La coordination sociale et culturelle de Rixensart tient à démystifier

la santé mentale

RIXENSART Un homme bourré de tics et désespéré, part se suicider sur les rails du chemin de fer. Ses symptômes disparaissent subitement quand il entend le train arriver... Une angoissée chronique règle ses problèmes de stress par le biais de l'hypnose... Un enfant hyperkinétique se calme quand on lui suggère de s'exciter encore un peu plus...

Quand les monstres s'emballent, j'en parle?, c'est sur ce thème qu'une table ronde s'est déroulée ce jeudi après-midi, aux Charmettes, à Genval. Animée par de nombreux professionnels de la santé mentale (psychologues, assistants sociaux, psychanalystes...), la rencontre, qui s'adressait aux professionnels comme aux tout-venants, poursuivait deux objectifs.

Le premier est de démystifier l'aide psychologique dans son ensemble, et le second, de cibler les accompagnateurs tels que psychiatres, psychothérapeutes, par rapport à un problème particulier, a souligné Géraldine Fievez, une assistante en psychologie. Quant au titre choisi, il est parti de l'idée qu'un jour ou l'autre, la plupart d'entre nous sont confrontés à leurs monstres intérieurs, et que la guérison passe souvent par la parole.

Entre les psychanalyses, les psychothérapies ou l'hypnose, il est vrai qu'il est parfois difficile de s'y retrouver. Et les demandes d'aide psychologique ne cessent de croître. Le divan des psys aurait-il définitivement remplacé la confession d'hier? Je pense que beaucoup de personnes peuvent s'en sortir d'elles-mêmes car il existe des centaines de solutions à un problème donné, conclut M. Martinot, assistant social et thérapeute familial. Mais ça, les psys ont aussi beaucoup de mal à l'admettre! Tel est pris qui croyait prendre?