Simple et sexy, l’étoile de la soul new-yorkaise a charmé le Sportpaleis d’Anvers

CONCERTANVERS Alicia semble avoir les keys pour embraser son public. Avec son Set The World On Fire Tour, son concert sold out faisait déjà partie des incontournables de 2013, avant même d’avoir eu lieu.

Après avoir tenté de la jouer à la Beyoncé avec un show bourré d’artifices lors de sa dernière tournée, Alicia Keys revient à ses premiers amours avec un concert simple et sans bavures. Sensuel et charmant.

Tout à l’image de la chanteuse aux 14 Grammy Awards. Avec un décor soft mais sans fausses notes, fait d’écrans géants, projections et de quelques danseurs et choristes, elle laisse place à son plus grand atout : sa voix, aussi puissante qu’envoûtante. Sans oublier ses doigts de fée, hypnotisants, au piano. À 32 ans, la sublime Alicia Keys semble enfin assumer son côté femme, en interprétant avec confiance 22 titres de son impressionnant répertoire.

Un show qui s’articulait particulièrement autour de son cinquième album studio Girl On Fire. Son entrée de scène ? Pareil que sa sortie. Une hymne à sa ville natale chérie, New York, en fredonnant quelques lignes d’Empire State of Mind, entourée d’images animée de Manhattan.

L’artiste a aussi le chic pour mettre en lumière de nouveaux talents, comme la venue de Miguel pour sa première partie. Ce Prince des temps modernes, futur bête de scène, est une vraie découverte.

Bref, avec des morceaux comme Karma, qui a donné d’emblée le tempo de la soirée, Alicia Keys s’est ensuite déliée les cordes vocales sur You don’t know my name, Fallin (repris en cœur par les 18000 spectateurs du Sportpaleis), 101, Unthinkable et Try Sleeping With a Broken Heart. Frissons et émotions garantis.

Avec pour rappel : New Day et lincountournable Girl On Fire. Sexy à souhait, cette fille en feu est plus sensuelle que jamais. Alicia Keys semble transformée depuis sa maternité. Une aubaine pour ses fans belges, avec qui elle n’hésite pas à communiquer. “J’étais nerveuse et timide à l’idée de venir ici en Belgique, merci pour votre soutien !” Et là, on craque définitivement…

Pierre-Yves Paque