Les postes prestigieux de la diplomatie américaine attribués aux gros sponsors d’Obama

DIPLOMATIEUSA Supporter, supporter, il en restera toujours quelque chose ! Telle pourrait être la devise des campagnes présidentielles américaines où les principaux donateurs sont souvent récompensés s’ils ont soutenu le bon cheval.

Cette fois, comme en 2008, c’est sur le clan démocrate qu’il fallait miser et (s’)investir. Aujourd’hui, les principaux financiers privés de la campagne présidentielle passent à la caisse non pas pour une poignée de billets verts, mais bien pour des postes diplomatiques.

Barack Obama est actuellement en train de désigner une trentaine d’ambassadeurs pour les postes les plus courus (Londres, Paris, Tokyo,…) et la plupart des heureux élus seront de gros donateurs de sa campagne.

Choquant chez nous mais tout à fait naturel de l’autre côté de l’Atlantique où c’est le président Ike Eisenhower, le général de la Seconde Guerre mondiale, qui a lancé ce mode de récompense.

Obama ne révolutionne rien et s’inscrit dans la lignée de ces prédécesseurs en désignant des personnalités hors des sentiers de la diplomatie pour représenter son pays dans les grandes capitales. Ce type de nomination représente à peu près 30 % des ambassades américaines. Tour d’horizon de quelques nominations…

À Londres, une des capitales les plus recherchées, c’est Matthew Barzun qui devrait poser ses bagages. L’homme avait apporté près de 2,5 millions de dollars à la campagne d’Obama.

Tokyo, la capitale nipponne, semble promise à Caroline Kennedy, la fille de JFK, soutient très médiatique des campagnes démocrates de 2008 et 2012.

Pour espérer Paris, the place to be, il faut être au top des mécènes. Le nom d’Anna Wintour, la rédactrice en chef de Vogue, qui fait et défait la mode, est évoqué. Il faut dire que la dame a versé plus de 5,4 millions de dollars pour Obama. Autre nom qui semble tenir la corde, celui de Jane Stetson, petite-fille du créateur d’IBM et francophile. Son père avait déjà été en poste en France.

Même Hollywood peut rêver obtenir un poste d’ambassadeur. Il faut dire que La Mecque du cinéma est une des principales tirelires des démocrates. La productrice d’Amour, Gloire et Beauté, Colleen Bell, devrait décrocher un lot.

La dame a déjà expliqué qu’elle et son mari n’étaient pas regardants sur la destination. Le couple a rapporté plus de 2 millions de dollars dans les caisses démocrates en organisant des dîners de récolte de fonds où le couvert était à 38.000 dollars…

H. Le.