À plus de vingt minutes au classementgénéral, il ne panique pas,à deux semaines du Tour de France

Andy Schleck l’avait annoncé haut et fort avant ce Tour de Suisse. Il n’y a jamais réussi de grands résultats et ne s’attendait pas à en faire sur cette nouvelle édition. Le moins qu’on puisse écrire est que cela s’est confirmé après à peine quelques jours ! Après un chrono difficile à juger, en raison du fort vent contraire qui a perturbé l’effort d’une partie des coureurs, il a été lâché dans la montée de Crans-Montana, dimanche, perdant plus de trois minutes et demie, avant de terminer dans un gruppetto le lendemain, à dix-sept minutes.

Inquiétant, à un peu plus de deux semaines du Tour de France… Mais l’ancien lauréat du maillot jaune le plus prisé du monde (en 2010, sur tapis vert, après le déclassement de Contador) est confiant et ne cède pas à la panique. “Je me sens mieux de jour en jour”, raconte le coureur de RadioShack-Léopard, qui affirme avoir beaucoup maigri et se rapprocher de son poids de forme. “On va tenter quelque chose dans les montagnes.” Qui, après trois étapes plus faciles, arrivent dès aujourd’hui, entre Meilen et La Punt, avec un col, l’Albulapass, dont le sommet culmine à 2.315 m d’altitude, juste avant l’arrivée. Soit un test grandeur nature pour celui qui cumule les déboires depuis près de deux ans et qui n’a plus été vu au top depuis sa deuxième place au Tour de France 2011, quand il avait été battu par Cadel Evans.

Pour rappel, après un début de saison très discret l’an passé, marqué par plusieurs retards (grippe à Paris-Nice, abandon à cause de la neige au Tour de Catalogne…), il était lourdement tombé au Critérium du Dauphiné, se fracturant le sacrum. Une blessure qu’il a mis du temps à soigner, ne reprenant qu’en octobre, à Binche-Tournai-Binche, où il avait abandonné, comme sur d’autres épreuves en 2013.

Mais il estime que ses ennuis sont désormais derrière lui. Souvent décrit comme dilettante, il a, cette année, changé ses habitudes. Il n’a par exemple pas coupé après les Ardennaises. “Après le Tour de Californie, qui était très dur avec une chaleur suffocante, j’ai beaucoup travaillé, en stage, notamment pour reconnaître les étapes du Tour de France”, a-t-il déclaré. “C’est un Tour qui s’annonce très dur, peut-être le plus dur. J’espère y être bien. Mais, sur le papier, pour l’heure, il y a un grand favori : Froome.”