Un an de souffrances effroyables,selon les médecins qui avaient engagé le pronostic vital

ASSASSINATAUDERGHEM Le dimanche 15 juillet, vers 7 heures du matin, la police a découvert Brieuc Bistiaux, 28 ans, à l’agonie dans le hall d’entrée de l’immeuble de ses parents, avenue Lebon, à Auderghem. Aux soins intensifs, le jeune employé de Belgacom a rapidement sombré dans un coma profond. Il est décédé lundi dernier.

Et l’instruction est toujours au point mort. Le militant antiraciste d’origine catholique a succombé à une fracture du crâne. Il souffrait d’une double fracture de la mâchoire, ainsi que de très nombreuses blessures sur tout le corps. Brieuc, issu du collège Saint-Michel, a été frappé à coups de poing et de pied. Rien ne lui a été volé.

L’appartement de ses parents et le sien ont été retrouvés intacts. Personne ne connaissait d’ennemi au défunt. Il n’avait jamais eu le moindre démêlé avec la justice et n’avait aucune addiction. Le crime homophobe est également hors de propos. Cette affaire est donc une énigme judiciaire depuis près d’un an.

Le disparu avait passé une partie de la nuit du 14 au 15 juillet avec des amis, au cimetière d’Ixelles. Sachant qu’ils avaient bu, ils sont repartis à pied et deux amis l’ont raccompagné jusqu’à l’avenue Lebon. Seule certitude : Brieuc a été visé personnellement par des agresseurs qui l’attendaient dans le hall.

Le juge d’instruction a annoncé qu’il allait classer le dossier sans suite. Pour endormir la méfiance de certains suspects ? En tout cas, peu de devoirs ont été effectués. Le domicile de la victime et celui de ses parents n’ont pas été inspectés. Son GSM n’a pas été sérieusement analysé…

Jean-Pierre De Staercke