BRUXELLES Le 12 avril 1647, il y a donc exactement 364 ans, le père oratorien Jean-Antoine Gurnez dédicace son œuvre Laca Bruxellense suburbanum (Laeken, faubourg de Bruxelles) à l’archevêque Boonen. Les oratoriens sont les ennemis jurés des jésuites et Boonen est un des rares archevêques qui les soutient, partout où il en a le pouvoir. Ainsi, il les établit à Laeken, leur confie sept chapellenies à Sainte-Gudule et leur donne la nouvelle paroisse du Finistère. À son décès en 1652, Gurnez est le desservant de Notre-Dame de Bon-Secours. Dans la lutte contre les jésuites, les oratoriens obtiennent que le clergé des paroisses chasse ceux-ci de la catéchèse des enfants. Fait d’armes remarquable ! C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre l’intérêt de ces prêtres pour l’histoire de Laeken. En 1694, Quentin Hennin, aussi un oratorien, publie une autre histoire de Laeken. La maison des oratoriens à Laeken donne place à cinq prêtres, dont deux chapelains qui doivent être bilingues afin de pouvoir entendre les confessions dans les deux langues.