par Roel Jacobs

LA MINUTE HISTORIQUE Le 26 mai 1866, il y a donc exactement 145 ans, éclate la dernière épidémie de choléra mortelle dans l’histoire de Bruxelles. Elle fait 3.467 victimes sur 190.000 habitants - presque un Bruxellois sur cinquante. On a souvent prétendu que cette catastrophe avait précipité la décision de voûter la Senne. Mais c’est dès le 23 septembre 1865 que le bourgmestre Anspach signe un premier contrat avec Doulton et Swann, les représentants de la Belgian Public Works Company, l’entreprise qui est chargée des travaux. Le 28 octobre 1865, le conseil communal sanctionne cette convention. Le 24 mars 1866, le conseil ratifie un deuxième contrat, signé le 9 mars. Il est vrai que le contrat définitif, le troisième, n’est signé que le 15 juin et ratifié le 8 septembre. Mais il est le résultat d’un processus mis en route longtemps avant l’épidémie de 1866. L’insalubrité a évidemment été un argument dans le débat sur le voûtement de la rivière. Mais l’objectif principal de l’opération, c’était bien la modernisation et l’embourgeoisement du bas de la ville.