Lou Deprijck a célébré son premier mariage depuis son élection au conseil communal de Lessines

MARIAGELESSINES Lessines est la cité natale de René Magritte. Mais c’est aussi là que vit Lou Deprijck. Le chanteur-compositeur déjanté y est même, depuis les dernières élections communales, devenu conseiller avec l’étiquette MR. Tous ces éléments font que, désormais, voir Lou Deprijck célébrer un mariage n’a rien de surréaliste.

Ce jeudi, sur le coup de 16 h, Lou Deprijck a enfilé son plus beau costume, l’un des rares apparats sobres de sa garde-robe, pour célébrer l’union de deux de ses amis, Eric Monseux et Vincent Steckens. Deux Lessinois qui ont décidé de sceller leur amour après 23 années passées ensemble.

“Célébrer un mariage, c’est vraiment le truc le plus saugrenu que j’aie pu faire”, sourit Lou Deprijck. Et pourtant, Lou Deprijck n’est pas à une fantaisie près. “Mais c’est un honneur aussi d’avoir pu répondre favorablement à la demande de mes potes.”

Ce type d’événement ne colle pourtant pas vraiment à l’image de Lou Deprijck. “C’est fort protocolaire tout de même. J’ai répété pendant deux jours avec le maïeur Pascal De Handschutter et Claudy Criquielion.” L’ancien champion du monde cycliste est un habitué puisqu’il occupe depuis plus de sept ans maintenant des fonctions scabinales à Lessines.

Bien évidemment, Lou Deprijck a aménagé cette cérémonie à sa sauce. Les mariés portaient un chapeau, tout comme lui et son secrétaire. “Je voulais faire autre chose que cette cérémonie stéréotypée et conventionnelle à laquelle tous les mariés ont droit.” La cérémonie n’a duré qu’un petit quart d’heure. Le temps pour les mariés d’échanger leurs consentements, de faire de nombreux baisers pour la caméra et de signer aussi les documents adéquats.

À la fin de la cérémonie, le caractère de Lou Deprijck est ressorti. “La commune vous a préparé un texte mais moi je vais vous chanter un petit morceau.” A cappella, Lou se lançait dans une reprise de Fred Astaire, Cheek to Cheek, pour le plus grand plaisir des mariés. L’artiste remettait aussi une bouteille de champagne que les amoureux devaient consommer “sans modération”.

Et l’union se clôturait par une phrase dont Lou ne se lasse jamais : “Aujourd’hui, on peut vraiment dire que ça plane pour vououououous !”

T. VdB.